Vincent M

Photographe auteur basé dans le Sud-Manche. Spécialisé dans la photographie aérienne, la prise de vue naturaliste et les photographies d'art vous fait découvrir son petit coin de Normandie.

12 avril 2007

Kurt Vonnegut s'en est allé.

Salut l'ami !

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Copyright K.Vonnegut

S'il y a bien un écrivain américain qui a émerveillé mes lectures à 20 ans c'est lui. Ah... je ne suis pas près d'oublier Kilgore Trout...

J'ai aimé tout ce que j'ai lu et aujourd'hui çà me laisse plus de bons souvenirs que Brautigan, Bukowski, Miller, Kerouac, Ginsberg, Burroughs et pas mal d'autres réunis*.

Kurt à chaque page c'était du ravissement, de l'imagination pure, un regard critique sur les choses et sur lui  même. Un type réputé dur à suivre capable de vous balancer en pleine action une recette de cuisine complête, un homme capable d'écrire les plus beaux Ovnis de la littérature Américaine pour notre ravissement...

Rien à jeter, tout est bon chez Kurt Vonnegut, le cri de l'engoulevent dans Manhattan, R comme Rosewater, Le Berceau du Chat, Abattoir 5, Rudy Waltz, que du bonheur... (et tous les autres aussi.)

*là je n'ai volontairement pas ajouté Hemingway, Faulkner et Jack London mais peut-être j'aurais du ;-)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Kurt_Vonnegut

http://perso.orange.fr/listes.sf/vonnegut/bio.htm

http://www.vonnegutweb.com/

http://livres.lexpress.fr/portrait.asp/idC=12666/idR=5/idG=

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22 février 2007

Carnets

Il y a quelques jours j'ai essayé de lire les Carnets d'Antoine de Saint-Exupéry.

Sans succès, en fait je n'ai pas réussi à suivre la piste. Pourtant amateur j'ai fini par une lecture en diagonale puis par sauter 10 pages 20 pages...

Cela permet bien sur de ce rendre compte de pleins de chose, comme par exemple du rapport entre Breton et Saint-Ex à New York ou plus généralement de la position, du regard de notre pilote écrivain sur le monde qu’il voit partir en flammes autour de lui.

Simplement en lisant l'on a quelquefois la sensation de venir de lui "fouiller les poches", et ce n'est pas très agréable. Je ne suis pas certain qu'il soit indispensable de les lires ces carnets même s'il contiennent beaucoup  de belles réflexions comme celle là : «… Espagne. Cet enfant joue. A partir de quel instant a-t-il des opinions qui vaillent la mort? » et bien d'autres...

Il est malgré tout, toujours intéressant de se rappeler la complexité, la somme de "petits riens" qui fondent l'esprit, la pensée d'un homme, mais lorsqu'un objet (carnet) n'est pas destiné à la publication faut-il absolument publier? oui, non? parfois? 

http://www.saint-exupery.org/

http://fr.wikipedia.org/wiki/Antoine_de_Saint-Exup%C3%A9ry

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21 février 2007

La téléphotographie électrique.

Voilà lorsqu'on ouvre un blog, lorsqu'on poste ses images sur son site , lorsqu'on communique via Internet, on a toujours l'impression d'utiliser les "nouvelles technologies". En 1993 communiquer via mosaic, envoyer des mails semblait même, en France , faire un premier pas sur la lune. (minitel oblige)

Pourtant voilà mon indicateur de la photographie 1907 qui me sert actuellement de livre de chevet, et dans lequel j'aime me plonger une fois ou deux par an pour regarder les vieilles pubs Kodak, Lumière et lire tout un tas d'article ou la photographie est énoncée en terme précis me parle déjà de la téléphotographie électrique.

Le professeur Korn pose le problème de cette façon:

"...étant donnée une photographie à un poste transmetteur, il faut l'envoyer à l'aide de fils télégraphiques ou téléphoniques à un poste récepteur, comme on envoie le son de la voix par le téléphone..."

Je vous passe l'énoncé complet et les schéma des postes émetteurs et récepteurs où l'utilisation du sélénium permet de lire l'image dans ces différents tons pour l'envoyer codée et receptionner de l'autre coté l'information et la transcrire sous forme lumineuse sur une pellicule... Je vous passe aussi les joyeusetés dues à l'inertie du  métalloïde sélénium... ;-)

Enfin bref cela fonctionnait à merveille en bas débit ;-) temps estimé pour transmettre une photographie de 15*18 variait entre 6 et 12 minutes. Le professeur admet tout de même qu'il n'est pas encore évident de transmettre une image de façon instantanée et que son système n'est pas encore une solution du problème de la télévision...

D'autres chercheurs étaient déjà sur la piste comme Seulecq d'Ardres en 1877 et Péresino inventa un premier téléphotographe en 1879. Après les télescopes électriques de PAiva, les appareils d'Ayrton et Perry ceux de Carey et celui plus parfait de Bidwell d'autres systèmes furent à l'étude notamment en France avec le télégraphoscope de M Edouard Belin, ingénieur à Nancy... (comme quoi cela cherchait dans cette voie).

Revenons à notre cher prof. Korn qui en étudiant sérieusement les tubes a vide arrive à les utiliser comme récepteur téléphotographique dès 1902 et à transmettre un premier dessin géométrique puis de l'écriture manuscrite.

En 1907 il transmet pour la première fois en France sur le trajet Paris-Lyon-Paris (1024 kilomètres) un portrait du Président Fallières   (mais il y avait déjà eu des précédents avec le prince régent de Bavière en 1905 et 1906 et d'autres images...)

Korn

Une téléphotographie du Prof Korn transmise le 05/11/1906

 

http://www.tuteurs.ens.fr/internet/histoire.html

http://histv.free.fr/korn/korn1907.htm

http://histv2.free.fr/19/perry.htm

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16 février 2007

Regardez !!!

"Regardez l'objet le plus simple, regardez par exemple une vieille chaise. Elle ne paraît pas être gand-chose. Mais pensez à tout l'univers qu'il y a en elle: les mains et la sueur de celui qui a taillé ce bois qui un jour fut un arbre robuste, plein d'énergie, au milieu d'une forêt touffue dans de hautes montagnes, le travail amoureux de celui qui l'a construite, le plaisir de celui qui l'a achetée, les fatigues qu'elle a soulagées, les douleurs et les joies qu'elle a sans doute supportées, dans un grand salon, ou peut-être dans une pauvre salle à manger de banlieue... Tout, absolument tout, représente la vie et a son importance. Même la plus vieille chaise porte en elle la force initiale de la sève qui, là-bas dans la forêt, montait de la terre, et qui servira encore à donner de la chaleur le jour où, devenue petit bois, elle brûlera dans une cheminée.

Regardez; regardez à fond. Et laissez vous porter par tout ce qui fait résonner en vous ce qui s'offre à votre regard...".

Antoni Tàpies. "Le jeu de savoir regarder"  Texte écrit à la demande de Cavall Fort, revue pour enfants, publiée à Barcelone en Catalan. Il a paru dans le numéro 82 de la revue, en janvier 1967. réedition dans "la pratique de l'art", editions gallimard, 1974 pour la traduction française.

table

http://es.wikipedia.org/wiki/Antoni_T%C3%A0pies

http://www.fundaciotapies.org/site/rubrique.php3?id_rubrique=65

http://www.academie-des-beaux-arts.fr/membres/ae/tapies/fiche.htm

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14 février 2007

Bon sens !

Voici un petit extrait de cette "nouvelle bible" qu'est le livre Regards Partagés (sur la terre et les hommes). Par Yann Arthus-Bertand, Albert Jacquard et Isabelle Delannoy.

"...Afin d'atténuer l'effet de serre et d'anticiper la hausse des prix du pétrole, le débat tourne autour des biocarburants. Pour assouvir la consommation française actuelle de carburants, il faudrait convertir près de vingt fois la surface agricole Française à cet objectif. On ne peut que sourire..."

Isabelle Delannoy, page 57 Regards Partagés (sur la terre et les hommes).

Elle vous passe la pollution engendrée par une telle culture poussée. Combien de temps la couche arable résisterait-elle?

Je vous conseille vivement la lecture de ce livre, tout simple, efficace, sans modération...

http://fr.wikipedia.org/wiki/Albert_Jacquard

http://www.yannarthusbertrand.com/

http://www.ledeveloppementdurable.fr/main.php

Allez une petite photo quand même...

labour

Vincent M

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"...Dentifrice Denham défend l'émail des dents..."

"...Savez-vous pourquoi les livres comme celui-ci ont une telle importance? A cause de leur qualité. Et que signifie le mot qualité? Pour moi, il veut dire structure. Ce livre à des pores. Il a des traits. Ce livre peut passer sous un microscope. Sous le verre, vous apercevriez la vie, un foisonnement incessant. Plus il y a de pores, plus il y a de détails vivants, sincèrement notés par centimètre carré sur une feuille de papier, plus vous touchez à la vraie "littérature". Du moins c'est ma définition. Donner des détails, des détails pris sur le vif..." 

Ray Bradbury, Fahrenheit 451, Octobre 1953. 

Voilà cette citation début une nouvelle rubrique "lectures" car sans Littérature, sans Peinture, sans Sculpture, sans Danse (etc...) enfin sans Art impossible de faire la moindre photographie. Et puis cette "définition" de la littérature ne pourrait-elle pas s'appliquer à la photographie elle même?

http://en.wikipedia.org/wiki/Fahrenheit_451

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ray_Bradbury

Voilà je viens de finir ce livre cette nuit, j'étais passé au travers jusqu'à ce matin et pourtant il traînait dans la bibliothèque. Une belle définition par l'absurde d'une société absurde... Avec ses résonances toutes contemporaines.

Posté par sudmanche à 09:54 - Lectures - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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